mercredi 8 février 2012

Ce présidentialisme, "la sclérose en place"

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Depuis plus d'un demi siècle de Ve République, les mandats présidentiels se succèdent :
- après la facilité prétentieuse d'après-guerre, reconstruction, décolonisation et leurs inconséquences sociales, 
- suivie des pièges insidieux de la mise en place d'une mondialisation et d'une Europe libertalistes, qui leur échappent, 
- une décennie de cohabitations destructrices, les privatisations ajoutées aux déficits publics, les délocalisations industrielles, le chômage et la misère qui s'installent,
- suivie de suffisance imprévoyante, tant de gauche que de droite, refus d'intervention en Irak mis à part, 
- puis d'une "rupture" dans l'agitation masquant la soumission à l'argent, à la religion et leurs conséquences.

Depuis 1958, 6 présidents de la République, élus au suffrage universel direct à 2 tours à partir de 1965, et une France dans affaiblissement : mal formée, endettée, désindustrialisée, paupérisée, divisée enfin par les dérogations et les rejets.
Pourquoi ?

L'incapacité de ses dirigeants à préparer et à maîtriser ses adaptations aux évolutions internes et externes, dans un monde en perpétuelle accélération. Incapables en effet parce que la privant du débat contradictoire alimenté par la connaissance pluraliste, l'anticipation et l'intérêt général, les fondements de la démocratie.
De plus, à force d'exploiter les problèmes qu'ils prétendent traiter (insécurité, dette, inégalités...), ils ne peuvent ou ne veulent vraiment les résoudre. Se discréditant ainsi et, pire surtout, en discréditant aussi la politique et le civisme.

La justice et l'efficacité dans ce qu'elles demandent d'efforts et de motivations ne se développent en effet que dans la compréhension et l'adhésion des intéressés ; du peuple donc, pour et par son concours grâce au respect mutuel. 
Ce que permet un régime vraiment représentatif de la population : un régime parlementaire, élu au suffrage proportionnel à un tour, adapté pour lui assurer une stabilité suffisante.
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Le régime présidentiel instauré depuis 1962 exclut cette représentativité, puisqu'aux mains d'un seul élu et de son entourage, non élu souvent. Ceux-ci issus des 2 seuls "partis de gouvernement" du fait des 2 tours à toutes les élections, excluant quasiment tous les autres. 
L'oligarchie dirigeante ainsi installée durablement, toujours plus influente et protégée, distante et éloignée de réalités essentielles.

15 ans de gauche pour 49 de droite à la tête de l'Etat, l'alternance existe mais ses politiques visent le maintien du dispositif qui les privilégie.
Mobilisations, manœuvres et enfumages, doivent s'ajouter l'énergie et les dépenses gaspillées dans d'interminables campagnes électorales, des prétendants envahissants jusqu'à l'excès, l'image du pays écornée parfois, sa gestion négligée pendant ce temps.

Des résultats constatés au fil du temps avec des régressions pas seulement socio-économiques, le pouvoir mobilisé par une actualité qu'il subit davantage qu'il ne maîtrise, une gestion de court terme, en ligne de mire son maintien.
Ainsi fermée toute place au changement, à la contestation positive, aux propositions, à la nouveauté, aux idées, aux risques, à la création : "la sclérose en place".

Autre sclérose difficile à traiter, mais pas impossible.
Une solution existe pour en sortir, 
                         en finir avec ce présidentialisme : 
http://2012uneautrevoie.blogspot.com/2011/06/trevor-narg-pour-en-finir-avec.html


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